C’est un peu malgré moi que j’ai passé un jour en Malaisie. En fait, c’est tout bête, quand je suis reparti de Brisbane en Australie, l’hôtesse au sol m’a dit qu’elle ne pouvait pas me donner ma carte d’embarquement pour les autres vols que je devais faire. Je ne me suis alors pas posé de questions. Mais quand je suis arrivé à l’aéroport de Kuala Lumpur, j’ai vite comprit ce qui ce passait en discutant avec l’employé du guichet de transfert. En fait, je suis arrivé le 10 Janvier vers 20h30 et en regardant l’heure de mon prochain vol, c’est à dire 23h59, je me suis dit que j’allais tranquillement surfer sur le web en attendant mon prochain avion. Sauf que le vol n’était pas le 10, mais le 11. Ce qui me laissait plus de 24 heures devant moi.
Et voilà, après un moment d’appréhension, j’ai tant bien que mal réussi à trouver un guichet de réservation d’hôtel. Au premier abord, je me sentais un peu perdu, ma seule préoccupation était alors de trouver un gite pour la nuit. Une fois ceci fait (merci à celui qui a inventer la carte de crédit !), j’ai repris les raines de ce petit imprévu pour le transformer en petite aventure d’un jour. J’ai alors questionné le type qui venait de me ponctionner environ 50 CHF (transfert et petit déjeuné inclus) pour savoir s’il était possible de visiter la ville (qui est tout de même à près de 70 kilomètres de l’aéroport). Il m’a dit que son agence organisait aussi ce genre d’excursion et que pour une centaine de francs payé en cash (j’ai dût me faire rouler, je sais, mais bon …), j’aurai droit à un guide personnel pour la journée.
Ensuite, le type de l’agence m’a indiqué où se trouvait les bus de transfert et tout s’est passé très vite. 30 minutes plus tard, je me retrouvais dans une chambre d’un hôtel dont je ne saurais dire où il se situe exactement. A vrai dire, cela m’était bien égal. Après une petite douche bien méritée, j’ai allumer le poste de télévision. J’ai zappé sur quelques chaines et je suis tombé sur quelque chose d’énorme : un feuilleton à l’eau de rose malaisien. Autant vous dire, le jeu des acteurs était tout bonnement bluffant. Il m’était quasiment impossible de faire la différence entre le sérieux et la tristesse d’une des actrices. J’ai compris que la fille en question était triste car elle ne bougeait pas et que la camera restait braquée sur elle pendant un long moment. Vraiment génial !
Le lendemain, vers 9h00 du matin, mon guide est venu me chercher avec son 4×4. Tout d’abord, il m’a emmener à Putrajaya. Autant vous dire tout de suite, c’était une ville grand luxe. Les rues sont pavées, les lampadaires sont inspirés de divers outils de travail traditionnel, les plate-bandes sont changées toutes les deux semaine (les plantes restent dans leur emballage plastique) et les six ponts sont tous architectuarlement différents. Mon guide, m’a dit que la ville n’avait que cinq ans et je voyais tout autour de moi que rien n’était finit. Des grues parsemaient le paysage. Mais il m’a aussi dit que cette ville était surtout réservée au tourisme et à l’administration du pays (40% de fonctionnaire selon Wikipedia).
Finalement, j’étais assez peu attiré par cette ville qui me semblait sans âme. J’attendais surtout la claque qui allait m’être donnée à Kuala Lumpur.
En arrivant dans la capitale, j’ai tout de suite senti la différence, la fracture qu’il y a entre les gens riche et les gens pauvre du pays. La mendicité y était assez présente et j’ai bien senti que mon guide ne voulait pas me montrer ce visage de son pays.
En premier lieux, il m’a emmené devant les “Twin Towers” d’une grande multinationale qui vend du pétrole. Il m’a alors laissé tout seul pendant 30 minutes pour que je puisse faire ce que je veux.
Je les avais déjà vu en photo, mais les voir en vrai n’a rien à voir. J’ai alors fait concurrence aux touristes japonnais en les mitraillant avec mon appareil photos. Ceci fait, j’ai été faire un petit tour dans le centre commercial qui se trouve entre deux, histoire d’y trouver les tours en version miniature. Autant dire que je me croyais à la maison. Il y avait toutes les grandes marques représentées (Cosmétique, Mode, Bijoux, …). C’est alors que je suis tombé sur le magasin de souvenir. J’ai vite déchanté en voyant le prix de l’objet convoité. Je me suis donc résigner en me disant que j’en trouverai sûrement un autre ailleurs. Je suis ressortis de l’autre côté et je suis tombé dans un petit parc, où je me suis fait accosté par des vendeurs de Rolex de contrefaçon. On aurait dit des vrais (mais bon, je ne suis pas bijoutier …). Les pauvres s’ils savaient que chez nous, on a les vraies…
Mon guide m’a ensuite repris dans sa voiture et nous avons parcourut la ville. Il m’a alors proposé de monter dans la tours de communication de la ville (la 4ème plus grande tours du monde, due à sa gigantesque antenne) pour y contempler les alentours. J’acceptais donc en ayant été prévenu qu’il faudrais payé pour monter (tout inclus qu’ils disaient …).
Après avoir payé mon billet 20 RM (on divise par 3 pour avoir des francs suisses), je suis monter dans le meilleur ascenseur de ma vie : celui qui fait des guilis dans le ventre quand il prend de la vitesse et qu’il ralentit. Il monte tellement vite que mes oreilles se sont un peu bouchées. En haut, on est accueillit, et on vous donne un lecteur vidéo portable avec des écouteurs. Sur l’écran sont projetées des vidéos en relation avec l’un des dix points vue qui vous font face. C’était assez intéressant. En revanche, je n’ai pas pu résisté de prendre la présentation en français (avec un accent malaisien à couper au couteau). Et là, en faisant moi tour, je suis tombé nez-à-nez avec une boutique de souvenirs. Et devinez quoi ? Il y avait une reproduction des deux tours. En regardant dessous, j’ai remarquer un petit orifice. Bien qu’ayant déjà une petite idée de la nature de ce trou, je demandais à la vendeuse de quoi il s’agissait. “Bottle opener” me répondit-elle !
De retour en bas, avec mes deux tours sous le bras, j’ai alors rejoint mon guide. Il m’a alors baladé dans la ville. Nous somme passé devant le terrain de cricket de la ville. Il m’a dit que les malaisiens ne jouaient pas beaucoup à ce sport, que c’était surtout un sport d’anglais … Puis, il m’a emmené sur une colline où était tendues des filets. Il m’a dit que c’était un des plus grand parc pour oiseaux du monde (voir le plus grand).
Puis il m’a emmener dans un temple bouddhiste (je ne suis plus sûr). J’ai eu droit à une petite prière, mais je n’ai rien compris. A la fin, le prêtre vient vers toi avec un panier (pour l’offrande
) et dessus, il y a aussi une bougie. Il faut alors mettre ces deux main devant, puis les mettre devant son visage. Comme je l’ai dit je ne comprenait pas trop, mais je ne voulais choquer personne alors je l’ai fait.
Ensuite, on a commencé une partie du retour vers l’aéroport. On s’est arrêter près d’un grand centre commercial et il m’a dit que je pouvais aller manger. Je crois que je me suis fais un peu roulé car il me semblait que le type de l’agence m’avait dit que tout était compris. Mais bon, j’ai pas cherché plus loin. J’ai été mangé et je me suis baladé dans les magasins d’informatiques.
Après il m’a ramené à l’aéroport. J’ai encore dût attendre un moment car mon vol partait à minuit moins une.
J’ai trouvé drôle d’être perdu dans ce pays en fin de compte, mais je ne crois pas que j’aimerai y retourner. Ce n’est pas que cela m’ait déplut, c’est juste une question de feeling.